Au début de l'été dernier, JB a eu la bonne idée de m'emmener grimper la Rhune. La Rhune c'est une des jolies montagnes du pays basque qui vous offre une vue imprenable sur la région et la baie de Saint Jean de Luz. Bien évidemment, pour les moins téméraires, vous pouvez monter au sommet dans un petit train d'époque rénové mais ouvert uniquement d'Avril à Octobre. 

J'avais déjà plusieurs fois évoqué l'envie de voir le panorama mais quand il m'a annoncé qu'on ferait ça à pied et que la randonnée était annoncée de niveau 3 pour les experts, j'ai cru bon de faire la maline. 

Pour cette première fois, nous avons décidé de nous garer au Col d'Ibardin, sur le parking de ce fameux petit train afin d'avoir l'option de descente facile si besoin. Munis d'un plan pour suivre le début de la randonnée et de notre sac à dos, on a commencé ce chemin. 
Pour ce faire, nous avons suivi les marques jaunes jusqu'à Ascain. Car oui, en nous garant là haut, nous nous sommes rajoutés près d'une heure de marche et une grosse côte pour atteindre le début du véritable sentier. 
Autant vous dire que pour une non sportive comme moi, c'était déjà éreintant. 

Malgré tout, la randonnée était merveilleuse. Nous avons monté le tout en 3h depuis le début du sentier, sachant qu'on s'est arrêté mangé. Quoi de mieux qu'un pic nic avec vue ! 
Pour tout vous avouer, autant JB a monté ça comme un cabri, autant moi, j'ai du faire des micro pauses toutes les cinq minutes. Entre le soleil, la chaleur, l'absence de vent et la pente, j'étais épuisée. 

Est-ce vraiment nécessaire de vous avouer qu'à ce moment là je ne faisais plus du tout la maline ? 

Je crois que l'ascension était presque plus belle que la vue d'en haut. On a traversé des paysages fabuleux. Tantôt presque désertique avec au loin le bruit d'une cascade. Tantôt ombragé avec la compagnie des pottoks et des vaches. On a traversé des bergeries, des cours d'eau et même des bois. La montée ne se ressemble à aucun moment. Parfois le sentier est bien balisé sur la rocaille ou sur l'herbe, parfois on marche dans les traces des animaux ou dans celles créées par les racines des arbres. Parfois encore, les sentiers n'existe plus, et il faut juste se frayer un chemin entre les rochers. 

Il y a très rarement de plats. Et le dernier kilomètre est un supplice. Les roches sont vraiment grandes. Je mesure 1m58 et à chaque pas je m'élevais d'une demi-hauteur. Ce n'était vraiment pas évident. Je crois que le plus impressionnant c'était tout ces enfants qui grimpaient aussi vite que moi avec leurs parents ! J'allais d'ailleurs à leur rythme. 
D'ailleurs, ce dernier kilomètre, il y avait tellement de monde qu'on devait se laisser passer les uns les autres. C'est quelque chose qui casse beaucoup le rythme, surtout en montant. Néanmoins, le reste du temps, jusqu'à la croisée des chemins (dernier km), on était presque seuls. Tout du moins on a du croiser peut être 5 personnes sur 2h30 de montée. 
C'était quelque chose d'appréciable qui nous a permis de profiter du silence et de la vue tranquillement. 

Une fois arrivé en haut, on a savouré la victoire et je dois avouer que j'étais plutôt fière de nous ! C'était vraiment un chouette moment où l'on s'est bien dépensé malgré la difficulté. 

En résumé
- Randonée de 2h (faite en 3h pour nous).
- Randonnée de niveau 3 : prévoyez des bouteilles d'eau, un chapeau et des bonnes chaussures. Ne marchez pas trop vite, ne faites pas de grandes enjambées et faites des pauses régulièrement. 
- Profiter d'un pic-pic au cour de l'ascension.
- Possibilité de grimper avec les enfants à votre rythme. Avec vos chiens aussi. 
- Randonnée gratuite
- Retour en train : 16€/ pers - A/R en train : 19 €/pers

Petite note à nous même : l'ascension est vraiment plus belle et vaut beaucoup plus le coup que la vue d'en haut ! Penser à prendre d'avantage d'eau pour Moka.