10h. C'est le deuxième départ. Les valises sont à nouveau chargées dans le def' et JB prend la route. La veille on a décidé de faire tout le chemin allé en passant par les petites routes. On veut profiter et de toute manière, avec notre 4x4, impossible de rouler vite. 

15h. 371km, 5 heures de route et des paysages rouges vifs puis des centaines d'oliviers plus tard, on aperçoit les remparts d'Avilà. Cette ville qui n'est sensé être qu'une étape nous impressionne déjà. JB me rappelle que l'hôtel est dans l'enceinte des remparts et qu'on va pouvoir profiter de la ville comme il se doit.


16h. Les valises sont en chambre et la voiture garée jusqu'à demain matin. On va marcher un peu mais surtout trouver de quoi se restaurer. Coup de chance ! En face de l'hôtel se trouve la grande place du marché avec pleins de commerce. On s'assoit à une table et on se commande quelques tapas chacun. 
La place est vraiment belle. Tout est hyper bien entretenu. On ne pensait pas autant admirer Avilà. On s'imaginer que ce serait une simple ville d'étape et pourtant c'est tout le contraire. 

Après les tapas, on va se perdre dans les rues. On tombe sur une cathédrale impressionnante. On a l'impression qu'elle est tombée du ciel. La dernière fois que j'avais eu cette impression, c'était à Florence. Mais là, on est perdu au milieu de l'Espagne. 
On continue à se balader et on tombe sur une multitude de place, de bâtiments historiques, d'armoiries, etc. A tel point qu'en regardant la montre on s'aperçoit qu'il est des 19h30. 

On s'arrête donc sous les remparts pour diner. 


Ah tiens, en levant la tête j'aperçois pleins de monde sur les remparts. On s'interroge, et on se dit qu'il faut absolument qu'on les visite. On a mangé rapidement, dans un restaurant un peu vieillot et pas des plus succulents, mais on a mangé. 

Les remparts sont fermés. Ils ouvrent à 8h demain. Très bien, c'est noté, on achète nos billets et on se met un rappel pour demain. La ville commence à prendre vie. La population est jeune et tous les monuments sont éclairés. On continue donc notre balade et on sort un peu des remparts pour tomber sur un temple on ne peut plus éclairé. Magnifique lui aussi ! 
Et ces remparts, on est impressionné ! On se croirait encore au Moyen-Age tant ils paraissent neufs. 

23h. Retour à l'hôtel. 


9h. Petits déjeuners engloutis, nous voilà fins prêt pour ses remparts. Ils sont très entretenus, par contre il n'y a pas d'infrastructures pour les touristes. Tout est brut. D'ailleurs, ce n'est pas plus mal, au moins on se rend compte de comment ça pouvait être à l'époque. 

Le plus impressionnant reste tout de même cette vue panoramique sur la vallée. On se croirait presque dans le Gouffre de Helm. D'ailleurs, je me suis presque prise pour une elfe en train de combattre, mais passons cette épisode honteux. 
JB mitraille le paysage. Du nord au sud, il est complètement différent. On profite de ce paysage pendant plus d'une heure et demi et on rejoint l'hôtel ainsi que la voiture avec les bagages. 


On a été conquis par Avilà, à tel point qu'on se dit qu'il faudra absolument qu'on y revienne un jour ! On part confiant vers Merida. Etape dans laquelle nous avions fondé tout nos espoirs en réservant. On avait vu qu'il s'agissait d'une ville antique, avec pleins de ruines et des temples. Qu'on marchait dans les rues comme à Pompeï, comme si les maisons vivaient encore. 

306km et 4h de route plus tard, Mérida est en vue. Cette fois-ci, on se rend bien compte que la ville moderne est mélangée à la ville antique. On cherche un parking puisque l'hôtel n'est pas accessible en voiture et on va déposer nos bagages. 

500m sous une chaleur de plomb. Plus de 40°C au thermomètre. Pas manqué, je me présente au comptoir rouge écrevisse. Sur 500m dont 300 à l'ombre, j'ai attrapé un coup de soleil comme jamais. JB s'inquiète un peu et me propose de prendre la chambre immédiatement et de se rafraichir avant de sortir à nouveau. 


Une heure passe et impossible de se rafraichir. Le thermomètre dans la chambre indique 35°C. Un peu en colère on rafraichir encore plus la clim et en attendant on décide d'aller visiter le centre historique. 
Quel déception ! Tout est laissé à l'abandon. Les nouveaux bâtiments ont été construit sur les anciens, à moitié, à cheval. Quant aux ruines qu'il reste, elles ne sont pas entretenues et sont envahies par les mauvaises herbes. On distingue un grillage, on suppose que c'est le site archéologique. On regarde un peu. Même constat. Pour l'entrée est payante : 25€ par personne. 25€ pour des ruines en friche ! 

On est d'autant plus déçu qu'Avilà était un musée à ciel ouvert. Tant pis. Ce sera notre étape repos avec ces 800km en deux jours à bord d'un véhicule bruyant ! Qu'on adore mais bruyant. On cherche alors un restaurant pour boire un verre. Tout est fermé. On entre donc dans le Burger king pour prendre de l'eau fraiche et on rentre à l'hôtel. 

Voilà bien 1h qu'on est parti et le thermomètre indique 36°C. On en informe la réception qui n'en a rien à faire. JB commence à s'énerver parce que je me sens mal. J'arrive à m'endormir. 1h plus tard, le thermomètre affiche 37°C dans la chambre. Le soleil commence à descendre on aéré un peu et on le signale à la réception. Rien. 


Il est 19h, on retourne sur la place pour se restaurer. Tout est fermé. On a chaud, on est crevé. On va au fast food. Au moins la bas il y a de la clim et des boissons fraiches. 20h30, on va arpenter de nouvelles rues au cas ou. Rien. On revient sur la place pour profiter de l'ombre et du courant d'air.

21h. Retour à l'hôtel, la situation n'a pas évolué, personne ne veut nous aider. On appelle booking qui nous propose de nous offrir une nuit à Séville, notre prochaine destination. Une nuit, ce soir, pour nous dédommager. Booking appelle l'hôtel. On toque à la porte et on nous fait ENFIN changer de chambre. Comment vous dire qu'on était remonté. Une chambre à 37°C sans un brin d'air frais. Une étuve en somme. 


8h. Le lendemain matin. Le petit déjeuner est honteux. 3 croissants rassis sur le buffet et 3 toast dont un vert. On préfère partir de suite sans toucher à quoi que ce soit. 
Au parking, le gardien veut nous faire payer à plusieurs reprises. On a les justificatifs mais il insiste et devient menaçant. Après de nombreuses négociations et plusieurs manipulations de sa part. On finit par sortir. 
D'ailleurs, 2h plus tard on se rend compte que notre soldes complet a été remboursé. Il s'est trompé dans ses manipulations et nous n'avons finalement rien payé. Tant pis pour lui, il aurait du être plus sympathique. 

Et c'est comme ça que nous avons pris la route vers Séville. Après une étape catastrophique comme on n'avait jamais connu précédemment et comme on n'a jamais connu depuis.